Parce qu'ils ont juré

  • Des Masques pour qui ? Le jeu trouble du Conseil d’Etat Genevois

    Aujourd’hui pour les masques il y a une très forte demande, et ou faute de contrôle de la confédération et des Cantons et avec une impossibilité de commander chez les grossistes ou les maisons habituelles, une offre multiforme c’est développer, le fameux marché gris.

    De très nombreuses sociétés proposent des masques aux pharmaciens à des prix variables et a des qualités très variables aussi...
    Les pharmaciens étant sous forte pression de leurs patients pour en obtenir ont recours à l’une ou l’autre de ces sociétés plus ou moins honnêtes.
    Ils appliquent ensuite eux mêmes une marge ou pas, plus ou moins élevée, pour un prix de vente qui sur ce type d’articles est officiellement libre (la concurrence s’appliquant en temps normal !).
    Donc il est impossible de savoir si le prix de vente d’une pharmacie ou d’une autre est correct sans savoir son prix d’achat et le prix qui y était pratiqué avant la pénurie dans la chaîne d’approvisionnement normale...
    C’est donc la gabegie absolue, et au final, certains auront décidé de participer à ce marché de l’inflation et d’autres non.
    Certains l’auront fait honnêtement et d’autres non.
    Ce qui est sûr c’est que l’OFSP et les autorités cantonales n’auront rien fait pour assurer les stocks minimaux prévus en cas de Pandémie et n’auront rien fait non plus pour préserver les voies d’approvisionnement de ces articles sanitaires essentiels...
    Le discours de l’OFSP et des autorités cantonales qui consistaient a dire que les masques n’étaient pas utiles tout en les conservant pour les soignants dits «proches» du patients a été clairement contredit par le médecin cantonal et le responsable du département de la Santé. Ils ont admis que c’était finalement la pénurie qui avait imposé la politique et le discours concernant les masques et que sans cela, ils auraient au final recommandé un port plus large au sein des professionnels dans un premier temps et de la population dans un deuxième temps ...
    Ainsi un certain nombres de personnes dites «essentielles» n’ayant pas le choix du confinement et exposés aux patients Covid19 dans les limites d’utilisation pourtant défini par L’OFSP (moins de 2 mètres) n’ont pas été en mesure d’être équipé par des masques !!!
    Ceci est scandaleux car ils n’ont pas eu le choix, pas plus que leurs familles qui ont été également exposés alors qu’on leurs disaient qu’ils ne l’étaient pas.

    Pour les Solutions Hydro Alcoolique les pharmaciens ont également dû se bagarrer pour trouver des voies d’approvisionnement tout aussi nébuleuses et offrir des solutions a prix acceptable à leurs patients.
    Quelques-uns ont été malhonnêtes mais cela reste une minorité comme montrée par l’enquête de Boris Calame ...
    Au final le Conseil d’Etat essaie de diluer sa responsabilité qui est engagée en mélangeant les sujets et en maintenant une ligne politique intenable sur l’inutilité des masques qui lui a été imposé par un marché qu’il n’a pas su contrôler ...
    En jetant l’opprobre sur une profession complète il évite ainsi :
    1. De sanctionner les vrais brebis galeuses et les sociétés parallèles
    2. Se protège des reproches légitimes qui sont de sa responsabilité y compris la mise en danger de professionnels que je dénonce depuis bientôt 2 mois....
    (Policiers - Pharmaciens - vendeurs et vendeuses magasins alimentations et nombreux autres).

    En espérant avoir été clair, bonnes fêtes de Pâques.

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  • De la "fantastique" gestion des masques par le DSES.

    Les ordres et les contre-ordres qui n'ont cessé d'être donné par le DSES avec la caution du Conseil d'Etat ont mis en danger les personnes qui travaillent en pharmacie.

     04.02.2020  « L’épidémie de coronavirus a comme conséquence que de nombreuses pharmacies ne disposent plus de masques de protection, quel que soit leur type. Afin d’assurer un fonctionnement optimal du réseau de soin, nous vous demandons de ne remettre vos masques qu’aux professionnels de la santé. Nous vous rappelons que nous sommes en pleine période de grippe et qu’actuellement les mesures de prévention, tel que le port de masques s’applique prioritairement vis-à-vis de cette maladie. »

    Service du pharmacien cantonal DSES.

     

    18.02.2020  « En date du 04 février, nous vous avons adressé un e-mail vous demandant de réserver vos masques pour les professionnels de la santé. La situation au niveau des stocks s’étant apparemment détendue, cette demande est levée. Nous vous prions d’être attentifs à l’évolution de la situation. »

    Service du pharmacien cantonal DSES.

     

    27.02.2020  (daté par erreur du 04.07.2020)  «1er cas de coronavirus à Genève, comme vous l’avez appris par la presse, un premier cas de coronavirus a été diagnostiqué à Genève. Nous désirons porter à votre connaissance ou vous rappeler les éléments suivants. (…)

    - Selon toute vraisemblance, un approvisionnement en masques d’hygiène ne pourra pas être assuré prochainement.  Ils doivent être attribués en priorité aux professionnels de la santé (dont vous faites partie) amenés à être en contact avec des malades et aux malades eux-mêmes. Ils ne peuvent pas être distribués au grand public dans un but de protection.

    Service du pharmacien cantonal DSES.

     

    03.03.2020  « Masques Chirurgicaux, le canton a pris la décision de ne pas procéder actuellement à une distribution de masques chirurgicaux de la réserve cantonale aux professionnels n’étant pas en contact étroit avec des patients, ce qui est en principe la règle pour le personnel des pharmacies. Ces masques sont réservés aux institutions rencontrant des situations cliniques préoccupantes, aux malades, aux cas suspects et aux personnes à risque. En pharmacie, il convient de respecter une distance (si possible 2m) avec les patients, ce qui est facilité par la présence de comptoirs. La situation sera réévaluée en début de semaine prochaine. »

    Service du pharmacien cantonal DSES.

     

     19.03.2020  « La directive "masques" finalisée hier soir par le médecin cantonal. Dans ce cadre, une petite quantité de masques (1 boîte de 50) est mise à disposition de chaque pharmacie à l'usage exclusif des pharmaciens dans des situations particulières. pharmaGenève vous informera de la procédure à suivre pour aller les chercher. Cela concerne tant les membres que les non-membres de pharmaGenève. Vous trouverez également en annexe : -une information spécifique pour les pharmacies ; -la dernière directive de l'OFSP sur les mesures de protection ; -les recommandations de Swiss-noso. »

    Service du pharmacien cantonal DSES.

     « Concernant les pharmacies, le département part du principe que, dans la règle, il n'y a pas lieu de porter un masque vu l'activité de conseil. En revanche, il a paru nécessaire de vous mettre à disposition quelques masques pour les situations exceptionnelles que vous êtes amenés à rencontrer, à savoir: un contact étroit avec une des catégories de patients citées plus haut. Ces masques sont réservés aux pharmaciens (pas aux autres collaborateurs), un besoin d'au plus 2 masques par jour par officine a été pris en compte. PharmaGenève se chargera de la distribution des masques. L'association vous informera très prochainement du moment où vous pourrez aller les chercher ainsi que sur les modalités à suivre. La quantité livrée (1 boîte de 50 masques par pharmacie) devrait couvrir les besoins pour 1 mois, il conviendra d'être économe

    Direction Générale de la Santé. (information spécifique Pharmacies).

     L’OFSP recommande le port d’un masque d’hygiène (masques chirurgicaux, masques OP) aux : -Professionnels de la santé : - qui examinent, soignent ou conseillent des personnes dont le COVID-19 a été confirmé sans pouvoir se tenir à une distance d’au moins deux mètres ; - qui examinent, soignent ou conseillent des personnes atteintes de symptômes respiratoires (toux et/ou fièvre) sans pouvoir se tenir à une distance d’au moins deux mètres ; - lors de soins à des personnes particulièrement vulnérables, selon le type de soins et le risque de transmission par gouttelettes (contact proche /face à face > 15 minutes).

    Office fédéral de la Santé Publique OFSP.

     

     30.03.2020 « Le canton a décidé d'octroyer 300 masques à chaque pharmacie destinés à l'usage de son personnel pour les situations qui nécessitent le port d'un masqueVu que pour le moment la pénurie de masques est toujours présente, ces masques doivent être utilisés à bon escient. Ils doivent notamment être portés dans les situations suivantes. 

    Pour les pharmaciens : - lors de soins ou de conseils sans pouvoir se tenir à une distance de 2 mètres 

    (Personnes âgées malentendantes par exemple), - en présence de personnes atteintes de symptômes respiratoires (toux et/ou fièvre) sans pouvoir se tenir à une distance d'au moins deux mètres, lors de conseils ou de soins à des personnes vulnérables (contact proche /face à face > 15 minutes) par exemple en cas de plaie à soigner. 

    Pour l'ensemble du personnel : - lorsqu'il s'agit d'un collaborateur présentant des facteurs de risque, qui présente des symptômes respiratoires légers en attendant le résultat d'un test ou en cas de test négatif, - qui a été exposé (contact étroit) à une personne présentant des symptômes respiratoire, que cette personne malade ait été testée ou non.  Il est rappelé qu'un masque peut être porté 8 heures de temps. Comme vous le comprenez, ces masques sont destinés exclusivement au besoin de votre officine, ils ne doivent en aucun cas être vendus »

    Direction Générale de la Santé.

     

    06.04.2020  « Les autorités sanitaires ont été interrogées sur la politique à l'égard du masque. Dans un premier temps, il a été dit aux Genevois qu'il n'était pas utile de se couvrir le visage, que la distance sociale et l'hygiène des mains suffisaient. Cette protection n'était nécessaire que pour les soignants. Or, certains pays asiatiques, dont toute la population est masquée, affichent une meilleure maîtrise de la maladie et une mortalité remarquablement plus basse.

    La réponse est franche: les autorités sanitaires admettent qu'il a fallu faire des choix, tout simplement par manque de matériel. «Si nous avions eu tous les masques que l'on souhaitait avoir, on aurait eu une politique un peu différente», déclare Adrien Bron. Précision: «Si l'approvisionnement avait été sans limite, la politique aurait été plus généreuse.» Le médecin cantonal Jacques-André Romand dit la même chose autrement: «Nous n'avions pas suffisamment de masques pour équiper l'ensemble de la population.»

    Article TDG du 06.04.2020

     

    Partant du principe qu'il est De Facto impossible de se tenir à 2 mètres d'un patient en pharmacie pour tous les membres de l'équipe qui y travaillent et ce pour diverses raisons ; patient avec problème cognitif ; patient malentendant ; patient fragilisé installé dans sa routine ; patient voulant absolument faire la démonstration de ses symptômes ; patient récalcitrant ; etc ....

    Les propos tenus par l'ancien médecin cantonal, M. Romand et par le responsable du DSES M. Bron dans l'article de la TDG sur leur gestion des événements sont indécents.

    Le constat fait pour le personnel des pharmacies vaut également pour d'autres professionnels exposés dans notre canton.

    J'invite le Conseil d'Etat a rapidement prendre la mesure des faits que je dénonce depuis des mois en protégeant de manière généralisée toutes les personnes exposées, n'ayant pas le choix du confinement, ainsi que leur famille.

     

    Thomas Bläsi

    Pharmacien Responsable 

    Député du Grand Conseil de Genève

    Ancien président de la Commission de la Santé du Grand Conseil de Genève.

     

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  • LETTRE OUVERTE A UN MONUMENT EN PERIL

    Mon très Cher Pierre,

     

    Le 23 janvier 2019, lorsque, pour la 3ème fois en quelques mois, le Conseil d'Etat réorganisait les dicastères, j'étais, certes fort mécontent, mais heureux et soulagé pour toi à l'idée qu'une fois à la tête d'un portefeuille fortement réduit, tu pourrais prendre du recul et surtout du repos.

     

    J'étais, donc, particulièrement réjoui, mercredi dernier, lorsque je vis ta mine reposée sur les écrans de Léman Bleu.

     

    J'étais manifestement dans l'erreur tant les propos que tu as pu tenir à cette occasion auraient dû conduire ton médecin de famille à diagnostiquer une crise de démence à tendance paranoïaque et te prescrire immédiatement une cure de sommeil...

     

    En premier lieu, pour commencer par le plus évident, tu as jugé utile de céder à la facilité en recourant au bon vieil adage selon lequel l'attaque serait la meilleure des défenses (à moins que ce ne soit « Calomniez ! Calomniez ! Il en restera toujours quelque chose... ») en te vautrant dans la plus vile et la plus sentencieuse des accusations et en me prêtant, donc, des intentions racistes !

     

                « Rengaine habituelle à l'UDC qui consiste à désigner sous l'angle de noms à consonances étrangères (…) Mais ce niveau-là de campagne où on attaque encore une fois en fonction           des patronymes étrangers, je trouve ça véritablement nauséabond ! »

     

    Dès lors, je te serai infiniment reconnaissant, Mon Cher Pierre, de bien vouloir m'indiquer, dans la lettre ouverte que tu ne manqueras pas de m'adresser en réponse à la présente, et que je t'invite fortement à publier, quels noms, patronymes, pseudonymes, blazes, surnoms, sobriquets, et autres diminutifs, à consonances étrangères figurent dans ma question écrite...

     

    Pour conclure sur ce point, tu comprendras, ma déception et qu'ainsi je prenne la liberté de reprendre, à mon compte, tes propos : « L'idée d'introduire en permanence le soupçon est assez insupportable », ça l'est d'autant plus lorsqu'il s'agit de soupçons de racisme !

     

    En second lieu, tu as cru nécessaire, par une pirouette, de te faire passer pour un imbécile, ce que personne, même aujourd'hui, ne saurait imaginer de la part d'un homme de ta classe et dont le parcours ne saurait témoigner d'autre chose que d'une intelligence, d'une probité et d'une habileté au dessus de la moyenne de la plèbe politique dont je m'honore, pourtant, de faire partie.

     

                « Si maintenant la question globale de l'UDC c'est : avez-vous, ces dernières années, de       façon globale facilité le processus de naturalisation, la réponse est : oui. »

     

    Franchement ? Pierre ?! Non, la réponse est : non.

     

    La « question globale » de l'UDC n'est évidemment pas celle-ci, même si cela t'a donné l'occasion de nous dire, une fois encore, tout le bien que tu penses de ta propre action au bénéfice du canton pendant toutes ces années (n'est-on jamais mieux servi que par soi-même...).

     

    Ce n'est pas la question de l'UDC, laquelle justement ne veut pas examiner ta façon « globale » de procéder, mais bien, le cas échéant, ta façon particulière de le faire...

     

    D'ailleurs, et en 3ème lieu, toi-même ne saurais tomber dans le panneau de l'imbécile qui n'a pas bien compris le sens de la question puisque, sans peur de te contredire, tu indiques, dans la même interview :

     

                « Il fait référence à des personnes qui interviennent dans mon histoire... »

     

    Je te rappelle qu'aucun nom n'étant cité dans ma question écrite, d'aucuns (les insupportables malintentionnés) pourraient voir une sorte d'aveu spontané dans cette réponse.

     

    Ma question, n'avait qu'un seul but, et je te promets que si tu veux bien prendre un peu de repos et cesser de faire l'imbécile, elle est à la portée d'un intellect aussi brillant que le tien :

     

    • Compte tenu de toutes les « affaires Maudet » et sans te retirer le bénéfice de la présomption d'innocence ;
    • Compte tenu de ton propre aveu de mensonge ;
    • Compte tenu des responsabilités qui furent les tiennes ;

     

    Il m'a semblé légitime de s'interroger, et d'interroger le Conseil d'Etat puisque personne ne l'avait encore fait et que cela relève de ma fonction de député, d'éventuelles dérives...

     

    Mais me voici rassuré puisque comme tu l'indiquais en début d'interview, tu as « la conscience tranquille » et tu es certain que « ce que [tu as] fait, [tu l'as] fait pour le canton... ».

     

    Mon Pierre, au lieu de m'accuser de racisme tu aurais donc dû me remercier de t'avoir ainsi donné l'occasion de tuer dans l'œuf une éventuelle nouvelle « affaire Maudet ».

     

    Sache toutefois que je suis sincèrement désolé pour tes collègues et toi-même de ma question qui vous « empêche de travailler correctement », mais, pour ma part, je considérais, et continue de considérer que poser des questions au Conseil d'Etat relève de mes fonctions et constitue même la raison d'être de mon mandat.

     

    Si toutefois le dérangement est trop important (je préfère vous savoir préparer un budget à l'équilibre préservant les intérêts des genevois et des générations futures...) je te remercie, par avance, de bien vouloir m'indiquer précisément, dans ta lettre ouverte de réponse, la procédure à suivre pour retirer ma question écrite, qui semble tant te tracasser...

     

    Par la même occasion, je te remercie, toujours par avance et si cela est dans tes capacités, de bien vouloir retenir la laisse des chiens qui depuis quelques jours et plus précisément depuis le dépôt de ma question écrite, par divers moyens plus ou moins inquiétants, ont décidé d'aboyer sur un Député trop curieux... à moins qu'à mon tour je sombre dans la paranoïa...

     

     

                En te souhaitant un bon repos, merci encore Mon Cher Pierre.

     

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