22/03/2018

L'escalade de la course au Conseil d'Etat 2018.

 

 

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08/12/2015

Souvent Conseiller d'Etat varie ...

Les temps sont durs, les glandes lacrymales trop souvent mises à contribution pour ne pas se jeter sur la première occasion de sourire venue !

 Grâce soit donc rendue ici, une fois encore, à Monsieur Poggia, lequel nous a redonné aujourd’hui le sourire à propos de la désormais trop fameuse « pharmacie privée aux HUG ».

 En effet, nous apprenons dans la dernière édition de la Tribune de Genève, de la bouche même de Monsieur Poggia, interrogé sur la création de l’Association Genevoise des Pharmaciens Indépendants (AGPI), création notamment consécutive à la controverse née de cette « drôle d’idée » de « pharmacie privée aux HUG », qu’en fin de compte, après moultes réflexions, tout bien pesé, finalement, peut être que ceux qui s’échinaient à stigmatiser le danger d’une telle pharmacie ne seraient pas.. Farfelus !

 Humour… Humeur… aussi…

 Merci donc à Monsieur Poggia qui, ainsi, multiplie les efforts dans cette triste affaire pour faire sourire tous ceux qui s’y intéressent peu ou prou… et qui manifestement étaient jusqu’à présent donc, des farfelus…

 Après avoir vilipendé ceux qui, en toute légitimité, dénonçaient les conditions de création, puis d’attribution de cette officine, après nous avoir bercé de douces promesses de transparence, après surtout avoir tiré à boulets rouges sur tous ceux qui auraient l’outrecuidance de critiquer son projet, après avoir essayé de discréditer l’auteur des présentes, en l’accusant de « corporatisme », voici donc que finalement, toutes ces voix qui ont osé braver l’autorité du conseiller d’état ne serait pas, ou plus, farfelues…

 Merci Monsieur Poggia, vous nous redonnez le sourire en ces maussades périodes !

 Particulièrement en verve, Monsieur le Conseiller d’Etat ne s’arrête pas en si bon chemin et tient en réalité manifestement à nous faire passer du sourire timide, à l’éclat de rire tonitruant lorsqu’il précise, comme pour rassurer le chaland, qu’il s’assurerait (personnellement ?) « que les HUG n’oblige pas les patients à passer par leur pharmacie » !

 J’en ai, une fois encore, laissé choir mon verre de fendant !

 Cet homme est définitivement hilarant ! Quel talent !

 Parce qu’évidemment, d’une part, il n’apporte aucune précision quant à la nature des assurances qu’il compte prendre… on ne voit d’ailleurs pas précisément ce qu’il pourrait bien faire, mais surtout, par de tels propos, Monsieur Poggia nous éclaire une fois encore sur la nature profonde de ce projet.

 En effet, après nous avoir repris en pleine séance du Grand Conseil pour que ne soit plus utilisée l’expression « Pharmacie des HUG » mais « pharmacie privée aux HUG », voici donc que Monsieur Poggia indique lui-même que cette pharmacie serait celle des HUG (« que les HUG n’oblige pas les patients à passer par leur pharmacie »)…

 Je vous avoue que moi aussi je m’y perds…

 

Enfin, tout ceci serait risible si finalement la réalité de ce projet et des gens qui le porte n’était pas révélée par Monsieur Poggia encore une fois, lequel, toujours dans le même article précise :

 « On pourrait créer une coopérative pour que tout le monde reçoive une part du gâteau »

  Qu’en termes galants ces choses là sont dites…

 Monsieur le Conseiller d’Etat, ne vous déplaise que cette remarque émane effectivement d’un membre de cette « corporation » de pharmaciens, mais qui mieux qu’un professionnel de santé pour vous apprendre qu’avant de se partager un gâteau, il est ici question de la santé des gens, et de la santé publique et peut être même de la santé de vos électeurs…

 Vous aurez probablement du mal à le croire, mais lorsque les pharmaciens indépendants se lèvent et se regroupent… ça n’est pas pour discuter boutique, coopérative, répartition des bénéfices, capital, placements, plus-values bref… de se partager le butin, pardon, le gâteau…

 

Je me réjouis que vous ne considériez plus vos interlocuteurs comme farfelus parce que, manifestement, ils ont encore beaucoup à vous apprendre…

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20/10/2015

De l’accusation de « corporatisme »…

Lors d’un récent débat au Grand Conseil, il m’a été reproché d’agir par pur « corporatisme », dans la défense d’intérêts privés, pour ne pas dire personnels, au détriment de l’intérêt public que mon mandat m’oblige à avoir pour seul amant…

 Le sujet était, alors, de trouver un intérêt à la pharmacie des HUG,… pardon… à « la pharmacie privée aux HUG », comme notre aimable Conseiller d’Etat nous invite à l’appeler…

 Il m’a été alors fait grief par d’aucuns, dont les noms n’ont que peu d’importance, de défendre mon gagne-pain sous couvert du dépôt d’une motion hostile à la location d’une partie de l’hôpital public pour la satisfaction « humaniste » d’un groupe pharmaceutique à capitaux privés par le biais de l’ouverture d’une pharmacie privée.

 

Passons sur le « mélange des genres » tant il est vrai que tout est relatif depuis Albert…

 

Passons encore, pour en avoir suffisamment débattu, sur les avantages et les inconvénients d’une telle opération spéculative, puisqu’il faut bien appeler un chat… un chat, et, les choses… par leur nom.

 En revanche, cette accusation de « corporatisme », lancée au débotté comme une condamnation d’infamie à l’égard de tout dépositaire d’un mandat public, mérite quelques rapides développements !

 Parlons donc de mon prétendu « corporatisme ».

 

Ex abrupto, qu’il me soit permis immédiatement d’indiquer que, par soucis d’honnêteté, je n’ai pris part au vote…

 

En outre, et surtout, mesdames et messieurs les pourfendeurs du « corporatisme », si votre crainte du « corporatisme » est à ce point épidermique, que vous en arrivez à accuser et invectiver, en écoutant peut être mais sans entendre, votre contradicteur… permettez moi de vous inviter à la révolution ! Voici venu le Grand Soir !

 

 Sortez les bois de Justice ! Dressez les échafauds ! Sortez-moi tous ces députés, conseillers municipaux, nationaux, aux Etats, tous ces administrateurs, et autres délégués… Expulsez immédiatement tout élu… et bannissez-les immédiatement de notre beau pays !

 Surtout, sans désemparer, remplacez-les immédiatement… et sans leur faire ombrage, par des fonctionnaires.

 Pourtant, il me semblait avoir moult fois entendu tout le bien qu’il fallait attendre d’une présence plus accrue de la société civile dans les parlements.

 Mais… sauf à considérer cette accusation de « corporatisme », pour ce qu’elle est, c'est-à-dire l’expression du désarroi du débatteur à court d’argument, l’expression de la volonté de ce dernier de tenter, par dépit, de discréditer son contradicteur…

 

Souffrez mesdames et messieurs les pourfendeurs qu’un pharmacien, comme un médecin, s’intéresse à la santé… Souffrez qu’un avocat s’intéresse à la Justice… Souffrez qu’un journaliste s’intéresse à la liberté d’expression…

 

« Ces bois qu’on dit de justice,

Et qui poussent dans les supplices,

Et pour meubler le sacrifice,

Avec le sapin de service… »

 

Léo Ferré

Ni dieu ni maitre.

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